Science Po : un concours d'entrée commun pour 6 I.E.P

mercredi 11 novembre 2009

Le 2 juillet 2010, les candidats à l'entrée dans six Instituts d'Etudes Politiques de France pourront se présenter à un seul et même concours.

Pour la troisième fois, Sciences Po Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse organisent ensemble un concours commun d’entrée en 1ère année le vendredi 2 juillet 2010.
Organisé en même temps dans ces 6 villes, le concours offrira à chaque candidat, bachelier 2010 ou 2009, six chances d’intégrer un IEP en préparant et passant un seul concours.
Plus de 10000 candidats
"Unis par une tradition commune de pluridisciplinarité, d’ouverture et d’internationalisation et soucieux de renforcer leur coopération, les six IEP partenaires entendent, avec le Concours commun, faciliter les démarches des candidats, accroître leurs chances de réussite et œuvrer à la démocratisation du recrutement dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur".

C’est forts de l’inscription de plus de 10.000 candidats en 2008 et en 2009 qu’ils poursuivent leur collaboration en 2010.

Informations pratiques :
- Candidatures : Le concours est ouvert aux bacheliers 2009 et 2010 uniquement. Les titulaires d’un bac antérieur à 2009 peuvent cependant présenter les concours d’entrée en 2ème année propres à chaque IEP.

- Inscriptions : Uniquement en ligne du 1er mars 2010 au 1er juin 2010 (www.sciencespo-concourscommun.fr).

- L’examen : Il se déroulera le 2 juillet 2010, toute la journée, en même temps dans les six villes.

- Les épreuves : Questions contemporaines (durée : 3h, coefficient 3, dissertation, un sujet à choisir parmi deux). Thèmes 2010 : « Les médias » et « La vieillesse ».
- Histoire (durée : 3h, coefficient 3, dissertation, un seul sujet). Thème 2010 : le monde depuis 1945.
- Langue vivante (durée : 1,5h, coefficient 2, choix entre anglais, allemand, espagnol et italien). Deux exercices : compréhension et expression. Il n’y a pas de QCM. La moyenne du baccalauréat étant prise en compte (coefficient 1), l’admission est prononcée sur la base de 4 notes et 9 coefficients, soit 180 points.

Un nombre total de 1100 places environ est proposé, réparties entre les six IEP.
Le classement est unique pour les 6 établissements. Les candidats admis sont affectés en fonction de leur rang de classement et de leurs choix préférentiels.
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Le Conseil général du Rhône en session d'été

vendredi 24 juillet 2009

Le Conseil général s’est réuni pour la dernière fois avant les vacances lors d'une séance publique ce vendredi 24 juillet 2009.
Sous la présidence de Michel Mercier, les nombreux dossiers de l'ordre du jour ont été votés :

Logement et développement du "logement adapté"
Aujourd’hui, dans le Rhône, 23 360 personnes bénéficient de l’Allocation départementale personnalisée d’autonomie (ADPA) et leur nombre progresse d’environ 10 % par an ; 2 500 personnes bénéficient de la Prestation de compensation du handicap (PCH). Ces aides indiscutables ont cependant un coût pour le Département : de 300 à 1 000 € avec une moyenne de 470 € mensuels par bénéficiaire pour l’ADPA, et jusqu’à 7 000 € par mois par bénéficiaire nécessitant un suivi 24H/24, la moyenne étant de 1 100 € par mois et par bénéficiaire.

Compte tenu des projections démographiques pour les années à venir – les 64/74 ans devraient augmenter de 30% et les + de 75 ans de près de 40% à l’horizon 2020- le Département doit imaginer des solutions nouvelles globales pour assurer tout à la fois, l’accueil, le confort et la pérennité des personnes en perte d’autonomie et permettre une meilleure solvabilité, tout en répondant à leur aspiration qui est aujourd’hui de rester le plus longtemps possible à domicile.

Pour relever ces défis de la perte d’autonomie liée au handicap et au grand âge qui représentent des enjeux financiers considérables, le Département propose une solution simple et innovante, élaborée en partenariat avec les acteurs du logement et de la prévoyance mutualiste. Elle consiste à réserver 20 à 25 % de logements adaptés dans les nouveaux programmes immobiliers de centres-bourgs et de quartiers.

Concrètement, le Département formalise son initiative de développer l’habitat adapté pour les personnes potentiellement en perte d’autonomie ou dépendantes en signant une charte élaborée avec l’APICIL, qui associe les promoteurs-constructeurs, les bailleurs sociaux. Il s’agit de produire, ensemble, tant en accession à la propriété que dans le secteur libre locatif ou dans le logement social, un vaste programme de logements adaptés à la dépendance dans des immeubles d’habitation neufs ou en réhabilitation. Ces logements doivent, bien sûr, être situés dans un environnement aussi adapté, c’est-à-dire près des commerces et des services, dans les centres-bourgs et les centres de quartiers, à proximité de transports en commun, etc.

Par cette charte, les constructeurs s’engagent à proposer des immeubles correspondant aux prescriptions arrêtées ; l’APICIL s’engage à financer, le cas échéant, le surcoût lié à l’adaptation du logement moyennant l’hébergement de leurs allocataires ; le Département quant à lui, impulse et coordonne le tout, sensibilise les maires responsables des permis de construire…

Un système d’information géré par une structure mettra en relation les promoteurs et les demandeurs, assurant aux premiers une certitude de location et aux derniers une possibilité de vivre plus longtemps chez eux et parmi la population.

De nouvelles aides au Beaujolais
L’Assemblée départementale a accepté 5 dernières demandes d’aide "arrivées en retard", correspondant à 5,9338 hectares à arracher et à 480 914 € d’indemnisation. A ce jour, 1550 demandes d’aides à l’arrachage ont été acceptées, correspondant à près de 1971 hectares pour un coût de 7,291 M€.
Concernant l’action du Département dans le volet de la "promotion, commercialisation et amélioration de la qualité" du Beaujolais, l'aide atteint désormais plus de 2500000 € accordés depuis 2006. Lors de cette session, l’assemblée départementale a accordé de nouveau 575 204 € pour soutenir quatorze projets. Certains projets concernent la production de jus de raisin, entamée en mars 2009. Cette production est destinée à la vente directe et au secteur industriel. Le Département accorde aussi une aide de 80 489 € pour diversifier des produits « made in beaujolais ». D’autres projets concernent le développement des caves viticoles pour un montant de 494 715 €.


Une aide exceptionnelle aux producteurs de lait
Lors de la séance publique du 12 juin dernier, le Département a voté une aide d’urgence aux 1006 producteurs de lait du Rhône. Cette aide financière est fixée à 10 € les mille litres de lait, rapporté au quota global de production de lait livré et se monte à 1,942 M€. Après concertation avec les professionnels agricoles, l’aide est ainsi établie :une première somme forfaitaire de 350 € sera attribuée à chaque exploitation, à laquelle s’ajoutera une somme calculée en fonction du quota à produire.
Les conseillers généraux ont acté le fait que cette mesure exceptionnelle d’aide prendrait fin dans le cas où la filière laitière retrouverait son équilibre financier de 2007, à savoir "un prix payé aux producteurs de lait de 336 € pour mille litres de lait".

Le Département du Rhône réfléchit également à la possibilité de transformer cette aide en achat direct de lait au bénéfice par exemple des collégiens du Rhône ou des établissements de personnes âgées ou handicapées du Rhône.

Développement économique
Depuis 2006, le Département soutient 8 Pôles de compétitivité mis en place par l’Etat. 5 ont leur siège dans le Rhône (Lyon Biopole, Axelera, Lyon Urban Trucks and Bus, Techtera, Imaginov, et 3 sont situés hors du département mais concernent des entreprises locales (Tenerrdis, Sporaltec et Plastipolis. En 3 ans, 6 d’entre eux ont atteint les objectifs fixés et sû créer une dynamique de développement et de coopération entre les entreprises, la recherche publique et les organismes de formation.

Pour la période 2009-2011, l’Etat veut aller plus loin, souhaitant que chaque Pôle se dote d’une véritable stratégie de 3 à 5 ans. Pour cela, des contrats de performance seront signés entre la gouvernance du Pôle, l’Etat et les collectivités. Chaque pôle devra notamment rendre compte de son activité par le biais de différents indicateurs regroupés autour de plusieurs thématiques (gouvernance et animation, projets de recherche et développement, attractivité territoriale, PME, ressources humaines, développement durable, rayonnement international, etc.).
Le Département co-signera ainsi les contrats de performance avec en 2009, une aide départementale de 1,247 M€ (255 000 € pour le fonctionnement de Lyon Biopole, Tenerrdis, Plastipolis et Axelera et 992 009 € pour 5 projets de recherche et développement portés par Lyon Biopole, Axelera, Imaginov, Techtera.

Développement culturel et enseignements artistiques
Comme les lois de décentralisation lui en ont donné compétence, le Conseil général a organisé le développement des enseignements artistiques, dans les domaines de la musique, de la danse et du théâtre. Depuis juillet 2007, le Département tisse et coordonne ainsi un réseau d’enseignement sur tout le territoire du Rhône, afin de permettre l’accès à l’enseignement artistique au plus grand nombre.

Le réseau créé comprend le Conservatoire National de Région (basé à Lyon), l’Ecole Nationale de Musique (basée à Villeurbanne), ainsi que 19 établissements « Ecoles Ressources » et 117 centres d’enseignement et de pratiques, parmi lesquels 5 établissements municipaux ou intercommunaux et 112 établissements associatifs. Chaque année, le soutien financier apporté à toutes ces structures est d’environ 6 M€.

Les élus ont voté les subventions annuelles de fonctionnement et investissement pour les 19 écoles-ressources (1,870 M€), pour les 117 centres d’enseignement et de pratiques (1,680 M€), ainsi qu’une aide à certaines de ces structures pour l’achat d’instruments (211 000 €) et la création de projets spécifiques pour animer les territoires ( 100 000 €).
Pour 2009, par ailleurs, il a été décidé de signer une convention de partenariat avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale pour la formation de ceux qui oeuvrent au sein de ces différentes structures musicales.

Social, des camps de vacances pour les enfants et les adolescents
Chaque année, le Département apporte son soutien pour que des enfants et adolescents dont les familles sont en grande précarité économique, sociale et familiale puissent partir en camps de vacances. Organisés par l’association des Amis du jeudi-dimanche (AJD) et en partenariat avec le Département depuis 1997, ces camps d’une durée de 7, 10, 14, 18 ou 21 jours, accueillent des enfants de 6 à 15 ans qui ne partent jamais ou très rarement en vacances. Plus de 2 000 enfants sont ainsi partis avec l’association depuis 1997 dont 280 en 2008. Cette opération s’inscrit pour le Département dans le prolongement de sa politique de prévention en direction des enfants et des jeunes.
En 2009, 260 enfants vont être accueillis sur différents sites du département.

Humanitaire, un nouveau partenariat avec Bioforce.
Depuis sa création en 1983, Bioforce forme et accompagne ceux qui s’engagent dans l’action humanitaire. Chaque année, plus de 1000 personnes sont ainsi formées aux métiers spécifiques de l’humanitaire ou accompagnées dans leur démarche d’engagement au service des autres.

Une nouvelle convention triennale va ainsi être signée entre le Département du Rhône et Bioforce Développement pour valoriser des actions de solidarité telles que l’information et l’éducation des jeunes à partir des valeurs liées à la solidarité, l’insertion des personnes connaissant des difficultés professionnelles, l’organisation du Tour de France de l’Humanitaire pour répondre à l’engouement des jeunes et informer ceux-ci des réalités et de la professionnalisation du secteur solidaire.
Au titre de ce partenariat, le Département du Rhône allouera à Bioforce une subvention annuelle de 100 000 €.

Opération Vendanges 2009- Le Département, avec la collaboration de Pôle Emploi, reconduit pour la cinquième année consécutive l’opération « Vendanges » qu’il avait lancée en 2005. Elle permet à des allocataires du RSA de travailler lors des vendanges en cumulant un salaire et leur allocation, tout en facilitant leur transport sur leur lieu de travail.
En 2009, les bénéficiaires du RSA sont encore contactés par courrier. Un forum vendanges leur permettra, fin juillet, de rencontrer une cinquantaine de viticulteurs, principalement du sud du Beaujolais, et ayant besoin de main d’œuvre. Comme les années précédentes, un système de transports en car sera mis en place à partir de l’agglomération lyonnaise afin de faciliter l’accès aux exploitations viticoles pour les futurs vendangeurs retenus.
Le coût de ce transport est de 7 500 euros, qui sera financé par le Département du Rhône, par les vendangeurs à hauteur de 2 € par personne transportée, et par les exploitants bénéficiaires, à hauteur de 2 € par journée.

L'emploi des allocataires du RSA-
Dans le cadre de son Programme Départemental d’Insertion 2009 (PDI), le Département du Rhône va signer plusieurs conventions permettant le retour à l’emploi de bénéficiaires du RSA (ex allocataires du RMI jusqu’au 1er juillet dernier). Une convention avec Médialys : Les associations Médialys et Emplois pour le Rhône gèrent aujourd’hui, la gestion des dispositifs AMIS et Présence sur le réseau SYTRAL. Emplois pour le Rhône étant appelé progressivement à disparaître, le Département choisit de poursuivre sa collaboration avec l’association Médialys. La convention fixe les modalités de collaboration pour le second semestre 2009. Le montant du financement, à hauteur de 146 620 €, prend essentiellement en charge des coûts liés à l’intégration des bénéficiaires du RSA.
Une convention avec FACE GRAND LYON : Elle intègre la mise à l’emploi de 40 allocataires du RSA par le biais de deux actions. La première permettra à 20 d’entre eux de profiter des offres d’emplois proposées par le groupe GDF Suez tandis que la seconde devrait permettre le retour à l’emploi durable des 20 autres bénéficiaires, dans le réseau d’une quarantaine d’entreprises impliquées dans FACE GRAND LYON. Le coût de l’opération s’élève à 60 000 €, avec un financement en fonction des objectifs atteints à trois étapes distinctes : La prise en charge du bénéficiaire, la signature du contrat de travail et la fin de l’accompagnement dans l’emploi.
Une convention avec la CGPME du Rhône cette nouvelle convention permet désormais aux entreprises adhérentes de recruter des bénéficiaires du RMI sur des contrats de travail de droit commun, et pas seulement sur des contrats aidés.
Association Reed et l’Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) : Dans le cadre du plan de relance élaboré par l’Etat, l’association Reed a mis en place la création de plusieurs ACI temporaires. L’un de ces ateliers a pour cadre la Biennale d’Art Contemporain et bénéficie de 10 postes d’insertion. L’activité du chantier porte sur la réalisation d’un prototype de bâtiment à partir de cinq conteneurs et de matériaux recyclés, et sur leur entretien pendant la Biennale. Le Département du Rhône participe à hauteur de 2400 €, soit l’équivalent de quatre places d’insertion. Les conteneurs seront exposés sur différents sites de la Biennale d’Art contemporain, comme le Carré de Soie et la place Bellecour.

Soutien aux producteurs locaux : Saveurs du Coin est une association de producteurs du Rhône réunis au sein d’une structure multi-filières, afin de mieux valoriser leurs produits sur le marché local. L’association est déjà présente au sein de deux grandes surfaces Auchan (Caluire et Dardilly) et souhaite développer des partenariats avec d’autres enseignes.

Par ailleurs, elle envisage l’ouverture à l’automne 2009 d’un magasin de produits locaux à Bron et a donc établi un plan de développement, avec notamment l’augmentation des zones d’implantation, la recherche de nouveaux producteurs, la mise en place de livraison avec les comités d’entreprises et une aide à la mise en place de nouveaux points de vente. Sollicité, le Département du Rhône a tenu à apporter un soutien exceptionnel à l’association, selon une convention triennale (2009-2011) qui se monte à 90 000 €.

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L'invalidation de Heidi Giovacchini officiellement demandée

samedi 16 mai 2009

Heidi Giovacchini sera-t-elle frappée d’un an d'inéligibilité ? C'est en tous les cas la peine officiellement requise par le Conseil d’Etat, suite à la non validation de certaines dépenses de sa liste lors des dernières municipales dans le sixième arrondissement de Lyon.


Sa liste avait alors créé la surprise en talonnant, avec 43,32% des voix, ses adversaires dans un arrondissement tout acquis à la droite. Elue conseillère municipale Heidi Giovacchini, qui est par ailleurs responsable du pôle maternités et directrice stratégie et développement chez Noalys (hôpitaux privés de Lyon) -voir article de LYon-Economie- s'était vue proposer le poste de deuxième adjointe en charge des nouveaux modes de vie urbains à la mairie centrale par Gérard Collomb. Elle siège à ce titre au comité d'éthique sur la vidéosurveillance mis en place par la Ville de Lyon...


La jurisprudence n'est pas favorable
La commission des comptes de campagne, très pointilleuse, reproche une dépense de 5 000€ réglée par une colistière entre les deux tours des élections, alors qu'elle aurait dûe être payée par le trésorier de la campagne. La même mésaventure était arrivée en 2008 au député (UmP) Georges Fenech. Son invalidation avait alors été confirmée pour une "erreur" similaire et de nouvelles élections avaient été organisées. A la mairie de St-Fons, la sénatrice socialiste Christiane Demontès est elle aussi sur la sellette.

En cas de confirmation de son inéligibilité, Heidi Giovacchini pourrait, selon le site d'information mlyon, être remplacée par Geneviève Brichet au conseil municipal et par Pascale Cochet au conseil d’arrondissement du 6e.
Le Conseil d'Etat rendra sa décision début juin 2009 -



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Conseil Municipal, la culture et la prévention au menu

dimanche 10 mai 2009

Le conseil municipal de la ville de Lyon s'est déroulé le 4 mai dans une ambiance pour le moins tendue (voir article de LYon-Actualités.fr). Le personnel de la ville avait tenu à manifester bruyamment son opposition au projet "Emeraude" de redéploiement de personnel.
Mais le brouhaha extérieur et les tensions qui s'en sont suivies entre majorité et opposition n'ont pas empêché le Conseil de travailler et d'approuver un certain nombre de décisions.

Vidéosurveillance, sécurité et berges du Rhône
Depuis le premier mandat de Gérard Collomb, les élus de la majorité se sont rangés, non sans discussions, à l'idée que les caméras de "vidéoprotection" pouvaient jouer un rôle dans la sécurisation de certains secteurs. Jean-Louis Touraine, désormais en charge de ce domaine, a cette fois proposé d'installer des nouvelles caméras dans des secteurs éloignés du centre ville (quartiers de la Duchère, de la Confluence et des Berges du Rhône...) pour un montant de 1450000€.

Les nuits un peu trop sonores des berges du Rhône
La sécurité, il en a aussi été question à partir d'une question écrite du Maire du troisième arrondissement Thierry Philip, qui s'est inquiété de l'augmentation du tapage nocturne sur les berges du Rhône. "La rançon du succès" a estimé le Maire du 3ème, mais il convient aujourd'hui de faire respecter le sommeil des riverains. Jean-Louis Touraine a renvoyé en partie la balle dans le camp du Préfet ; car si la police municipale a le pouvoir de faire respecter les décrets du Maire (interdiction de consommation d'alcool, prise en charge dans le cadre d'une convention avec SOS médecins des "ivresses publiques manifestes", réquisition des instruments de musique etc.) le préfet a lui en charge la régulation de la vente d'alcool ; et l'adjoint au Maire de s'étonner que des autorisations soient données très facilement à des boulangeries et des petits commerces pour vendre de l'alcool la nuit dans un secteur où il est interdit d'en consommer !

La prévention, les projets urbains et les subventions aux associations culturelles
Dans les domaines culturels, sociaux et de la "gestion sociale et urbaine de proximité", les conseillers se sont ensuite livrés à un véritable saupoudrage de subventions : du "Mozaic café" des pentes de la Croix Rousse aux régies de quartier des différents arrondissements en passant par les centre sociaux, les maisons des jeunes, les associations culturelles et sportives, les organisations de commerçants, les théâtres et les groupes participant à la programmation du festival "Tout l'monde dehors", plusieurs centaines de projets associatifs ont reçu une aide qui peut aller de quelques centaines d'euros pour la plupart d'entre elles à des sommes plus importantes (80000€ pour le projet Sputnik de la compagnie La HorsDe à la Duchère par exemple).

4165000€ pour les écoles privées
Les conseillers ont aussi voté le lancement de chantiers particulièrement coûteux, comme la mise au norme des ascenseurs de la ville : 5500000€ ont été provisionnés pour un programme qui touchera 88 bâtiments.

La Ville de Lyon s'engage aussi pour le financement des écoles privées dans lesquelles les "enfants sont de plus en plus nombreux" : 4165000€ y seront affectés cette année, soit une augmentation de 88000€ mécaniquement liée, puisque la subvention par élève n'augmente pas, "à l'augmentation du nombre d'enfants scolarisés dans les écoles privées lyonnaises".

Une transaction amiable pour le contentieux du Musée Gadagne
Enfin, les conseillers ont finalement été appelés à transiger sur le conflit du Musée Gadagne : entre la première délibération de travaux en 1998 et l'inauguration prévue en juin 2009, plus de dix années se seront écoulées pour la rénovation de ce Musée d'Histoire et de la Marionnette ! La société GTEC, qui avait en charge les travaux s'est estimée lésée par les arrêts répétés des chantiers. Elle réclamait plus de 1Millions d'Euros d'indemnité et a porté l'affaire devant un comité de réglement amiable. Au terme d'une longue procédure, la ville de Lyon a accepté une transaction dans laquelle elle versera 350000€ HT pour solde de tout compte et ne demandera plus à l'entreprise d'indemnités de retard. En contrepartie, l'entreprise renonce au reste du paiement de sa réclamation, soit à une somme de 688000€ HT.

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Lyon, les employés municipaux annoncent un boycott

vendredi 8 mai 2009

Rien ne va plus entre la ville de Lyon et ses employés. On l'a vu lors du dernier conseil municipal, le personnel est particulièrement inquiet par un projet baptisé "Emeraude" qui vise à réduire les coûts de fonctionnement (voir article dans LYon-Actualités).

D'après le site en ligne de la Gazette des communes, l’intersyndicale de la ville de Lyon appellerait dorénavant "au boycott des instances paritaires".


"L’intersyndicale (CGT, CFDT, Sud, FO, CFTC, Unsa, UNA-Police municipale) des agents de la ville de Lyon a décidé de boycotter toutes les réunions des instances paritaires jusqu’à ce que les représentants du personnel soient reçus par le maire de Lyon", écrit la Gazette.

Sont concernés le CTP, les CAP, le CHSCT, mais aussi le très lyonnais Comité de dialogue social, une assemblée où la direction générale et la DRH présentent leurs projets aux représentants du personnel. "Ces derniers ont d’ailleurs déjà refusé de participer à la réunion du Comité de dialogue social du 27 avril".


Par le boycott, qui devrait être annoncé officiellement le lundi 11 mai, "l’intersyndicale entend défendre l’amélioration du pouvoir d’achat et demander à Gérard Collomb l’ouverture d’un calendrier de négociations".

Parmi les revendications annoncées, l'augmentation de la participation de la ville aux tickets restaurant, à l’abonnement TER... et le maintien des promotions plus justes et équitables pour le déroulement de carrière.
"L’intersyndicale évoque un objectif de 30 millions d’économies sur le mandat actuel. Elle pointe notamment l’externalisation de l’éclairage public à 60% et de l’entretien du jardin botanique, la suppression de postes au service des sports ou encore la réduction de l’amplitude horaire de l’ouverture des crèches".

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